Renée Béland : Bloc6

 
Artiste : Renée Béland
Activité : Laboratoire-résidence Bloc6 – Stratégies d’occupation (du territoire)

 
Renée Béland© Renée Béland
 

La pratique de Renée Béland connaît actuellement un tournant. Depuis plusieurs années elle travaillait autour du thème des animaux de compagnie dans le cadre d’un propos critique sur les genres de l’histoire de l’art. Inspirée par l’univers du chien, sa recherche consistait d’abord à explorer les constantes de la relation établie entre les races humaine et canine. Rapport affectif, attirance sociale, objet de rareté, zoothérapie, outil de travail, de par ces éléments, ses images tentaient de définir les raisons poussant ainsi un individu à se vouer un culte à travers celui d’un membre de la race canine. Mais cette pratique l’a emmené à travailler de plus en plus avec des matériaux recyclés comme des attaches à pain, des pierres du Rhin, des billes à collier, des craies en intégrant ces éléments aux portraits d’animaux. Par exemple, des attaches à pain pouvaient évoquer à la fois la mosaïque de Ravenne et le motif que l’on retrouve dans les œuvres florentines. Cela l’a conduit sur les terres à la fois du Pop Art et de l’art populaire.

L’humour très présent a fini par propulser ses œuvres dans un univers plus bigarré. Elle utilise une technique formulée de « bricolage savant », qui consiste à élaborer des œuvres colorées par l’utilisation de matériaux loufoques, non conventionnels et récupérés. Cette élaboration soignée donne un côté sérieux aux représentations trop raffinées pour être considérées innocentes. Abandonnant ainsi le travail sur les chiens, elle cherche de plus en plus a mettre en évidence cette confrontation entre le loufoque et le raffiné. Car il y a bien une confrontation dans le travail de Renée Béland : son approche actuelle repose sur le fait qu’elle juxtapose dans chacune de ses toiles et de ses installations plusieurs sources d’influences venant d’esprits et de temps très différents, afin d’en faire ressortir quelque chose de fondamentalement personnel. Ainsi, dans le cadre de ce laboratoire-résidence chez Praxis sur le thème des Stratégies d’occupation du territoire, elle a parcouru la ville pour rencontrer les résidents qui voulaient se débarrasser de vieilles toiles trop longtemps accrochées dans leurs espace quotidien afin d’effectuer une cueillette de spécimens qu’elle retravaille afin de leur donner une nouvelle couche de sens. Ses tableaux ainsi transformés, une fois réencadrés, seront resitués cette fois dans l’espace urbain, autour de Praxis, laissés à eux-mêmes aux aléas du temps, des intempéries et du vandalisme, durant la courte période des Journées de la culture, du 27 au 30 septembre. Aux résidents de partir à la chasse aux trésor pour voir ce qu’il est advenu des objets-détritus qu’ils voulaient jeter (tour guidé jeudi le 27 septembre lors du finissage). Sources : Robert Bernier www.iparcours.com et Martin Champagne.

Plus d’informations à venir sur l’avancement de son projet de création.

 
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